Ce jeudi 12 Décembre 2024, la CGT Cheminots appelait à la grève pour lutte contre la destruction du FRET SNCF, la filialisation du TER et pour demander un plan de financement pour le réseau ferroviaire. A Saint-Brieuc, ce sont près de 50 cheminots et camarades qui se sont regroupés devant la gare afin de faire passer un message clair.

ASSEMBLEE GENERALE ET REPRISE DU TRAVAIL
7h30, quelques camarades du syndicat arrivent au CMA pour préparer la mobilisation. Après un petit café, place à la préparation d’une banderole « SNCF éclatée, Service public en danger« . Un moment de convivialité important avant d’affronter le froid polaire des Côtes d’Armor.
9h00, la CGT Cheminots Saint-Brieuc se regroupe devant la gare avec l’installation d’un Barnum, de drapeaux et des banderoles. La presse est sur place et c’est l’occasion d’expliquer nos revendications sur ce mouvement. Ouest-France et Le Télégramme sortiront par ailleurs un article sur le sujet.
10h00, Une prise de parole de Simon Brunet, Secrétaire Général du syndicat puis de Matthieu Nicol, Secrétaire Général de l’UD CGT 22. On compte une vingtaine de cheminots et environ 30 camarades de l’interpro venus en soutien.
11h00, L’assemblée générale a lieu au CMA de Saint-Brieuc, plusieurs prises de paroles évoquent l’inquiétude quant à l’avenir mais aussi le manque d’engagement des cheminots à la veille des fêtes de noël. Après consultation des syndiqués actifs, la reprise du travail est votée :
– 15 actifs ( 4 votes pour reconduire, 7 pour une reprise du travail, 4 abstentions)
Dans son échange avec la presse, le Secretaire Général du syndicat restait lucide : « C’est compliqué de fédérer tout le monde. Certains se pensent à l’abri puisqu’il n’y aura pas de filiale TER en Bretagne avant quatre ou cinq ans. Mais avec la mise en concurrence, on y passera aussi ».
Si les assemblées générales de Brest et de Rennes ont reconduit le mouvement pour une journée, la « prise d’otage » est terminée sur Saint-Brieuc. Pourtant le constat est clair : Il est urgent de tourner dans les chantiers pour faire comprendre aux cheminots que personne n’est à l’abri, hier c’était le FRET, aujourd’hui c’est une partie du TER, demain ce sera le reste.
Cheminots, usagers, personne n’a interêt à ce que le chemin de fer français ne prenne exemple sur celui de nos voisins anglais il y’a 30 ans.