
Avez-vous entendu parler de la PPV ou « prime dite de partage de la valeur » ? Et bien, si à première vue il pourrait y avoir de quoi s’émerveiller devant celle proposée par la Direction SNCF (400€) et que certaines Organisations Syndicales se vantent d’avoir « voté pour » celle ci pourrait bien ruiner toute négociation pour les prochaines NAO (Négociation Annuelle Obligatoire). Comme toujours, la CGT n’a pas pour habitude de signer ou d’accepter n’importe quoi. Alors évitons la démagogie, nous allons vous expliquer ce que l’on ne vous dit pas !
SEULE LA DIRECTION EST DECISIONNAIRE !
La CGT n’a pas pris part au vote, pourquoi ?
Il s’agit d’une décision unilatérale : que l’on vote ou pas, cela n’aurait rien changé ! SEULE la Direction est décisionnaire…
Pourquoi préférer une augmentation salariale à une Prime ?
Parce qu’une augmentation de salaire vient développer de manière durable et régulière la rémunération de base, tandis qu’une prime est perçue comme un versement exceptionnel et donc non pérenne.

Quelles incidences sur les NAO du 13/01/26 ?
En ne votant pas, la CGT reste crédible pour les négociations salariales. Pour autant, le montant global de la PPV s’élevant à 60 millions d’euros, la Direction risque de refuser toute augmentation globale des salaires. Valider cette stratégie c’est fermer la porte aux futures NAO.
Cette prime est exonérée de cotisations sociales mais soumise à la CSG-CRDS ainsi qu’à l’impôt sur le revenu !
Les exonérations de cotisations sociales entrainent des conséquences sur le budget de la Sécu et de l’État, creusant un peu plus le “ trou de la Sécu ”. De plus, la CSG-CRDS étant également un impôt, le salarié cotise deux fois !