
La politique d’austérité imposée par la Direction de SNCF Réseau entraîne depuis des
années des restructurations incessantes des services de production, une érosion continue
des effectifs et une dégradation sans précédent des conditions de travail des cheminots.
UNE SITUATION INADMISSIBLE QUI NE PEUT PLUS DURER !
Cette situation est particulièrement criante dans les métiers de l’Equipement. Les effets
délétères de « maintenir demain » sont générateurs de risques psycho-sociaux dans des
collectifs où la charge de travail ne cesse de croitre en dépit du manque de moyens mis à
disposition.
Des parcours d’astreinte mal et/ou surdimensionnés, une sévérité de la maintenance en
constante évolution, des astreintes « postées », les dérogations toujours plus nombreuses
afin de prolonger les durées maximales d’astreinte, la généralisation du travail de nuit,
etc…en sont les conséquences.
Pour la CGT, cette politique est dangereuse : Elle est le résultat direct de choix délibérés de
réduction d’emplois, d’accroissement de la sous-traitance et de désengagement de la
Direction vis-à-vis de la sécurité et des conditions de travail, au détriment des cheminots et
du service public.
Ces métiers à forte technicité sont actuellement sous-qualifiés vis-à-vis des exigences
requises et nécessitent une meilleure reconnaissance.
Toutes ces carences entraînent des conséquences directes : augmentation des
démissions, difficultés constantes à recruter et taux d’échec en hausse dans les parcours
de formation.
Monsieur le Directeur, conformément à l’article 4-2 du titre II de l’accord sur l’amélioration
du dialogue social et la prévention des conflits (GRH00826), modifié par l’avenant du 13
décembre 2007, nous souhaitons engager une démarche de concertation immédiate pour
les revendications suivantes :
- La reconnaissance de la technicité des différents métiers sur le salaire de base en
créant une prime de base minimum garantie pour les statutaires et les contractuels. - La prise en compte des diplômes permettant un accès au cursus maitrise de
- technicien (pour exemple : les jeunes agents SE recrutés sans reconnaissance de
- leur BTS).
- Une augmentation du nombre de postes du collège maîtrise dans les collectifs ; des
parcours professionnels accélérés (classe 3 dès la fin de la formation et classe 4 et 5
dans un délai court). - Le maintien des brigades actuelles et renforcement avec des embauches
immédiates pour pallier le manque de personnel et les départs à la retraite. - La revalorisation des Taux A, Taux B et de la sortie Taux B pour l’astreinte.
- Organisation d’une astreinte montée en double avec les nouveaux embauchés afin
de pourvoir parfaire à leur formation et de favoriser le transfert des compétences. - Des formations comportant tous les modules permettant à un agent de maîtriser
l’ensemble des techniques, tant en maintenance préventive que corrective. - Création d’un vivier de formateurs pour permettre la réalisation annuelle des
formations de perfectionnement en établissement et l’arrêt d’externalisation des
formations. - Revalorisation durable de la prime de travail de 20% pour tous les agents de
INFRAPOLE BRETAGNE et équivalent pour les agents contractuels, au regard des
conditions de travail dégradées imposées sur l’exercice 2025 (par exemple les SE
Rennes Centre auxquels il manque un agent depuis 2 ans suite à AT). - La communication rapide et transparente sur les affectations des jeunes embauchés
afin qu’ils soient positionnés sans délai sur leur futur poste. - Marquage des installations comportant des pièces amiantées avec organisation d’un
suivi médical renforcé pour tous les cheminots susceptibles d’y avoir été exposés. - Reconnaissance de la Pénibilité pour les techniciens patrimoine / travaux ainsi que
pour tous les agents assurant l’astreinte y compris l’encadrement. - Accès à la PR 22 pour chaque agent en fin de carrière.
- Requalification des postes de REQ à la classe 5 sans prérequis mais avec examen et
poste sur place. - Le doublement des compensations d’astreinte (1 journée pour la semaine, 1 journée
pour le samedi, 1 journée pour le dimanche soit 3 jours au lieu de 2 actuellement). - Une compensation financière de déplacement lorsque les agents vont en formation
sur les campus au regard des contraintes familiales et sociales imposées.